• Eglise Ste-Eulalie - Camalès

Escaunets : église St-Etienne

129 habitants (2016)

Située en bordure du plateau de Ger, Comme Séron et Villenave-près-Béarn, la commune d’Escaunets est une enclave (nord) des Hautes-Pyrénées (région Occitanie) dans les Pyrénées-Atlantiques (région Aquitaine). Une deuxième enclave (sud) voisine comprend les communes de Gardères, Luquet  Ces cinq communes relèvent de la Communauté paroissiale de Vic-Bigorre.

En savoir plus sur les Enclaves

Le village est cité dès l’an Mil où se situait une motte féodale et son château. Escaunets a été fondé dans le Comté de Bigorre (Scaunetum) et bien qu’enclavé dans le Béarn a été rattaché au département des Hautes-Pyrénées en 1790. Il l’est resté depuis malgré les réformes administratives qui l’aurait volontiers rattaché  au département des Pyrénées-Atlantiques.

L’église  est précisément vouée  à « l’invention des reliques de St-Etienne »  du latin « inventio reliquarum« , c’est dire la découverte des reliques de St-Etienne. Ces inventions ont souvent données lieu à des récits hagiographiques.

Saint-Etienne

Saint Étienne est un prédicateur juif du 1r siècle considéré a posteriori comme le premier diacre (protodiacre) et le premier martyr (protomartyr) de la chrétienté. Étienne est un personnage des Actes des Apôtres, oeuvre de Luc l’Évangéliste qui forme le cinquième livre du Nouveau Testament. Comme Philippe le Diacre Étienne est présenté dans le récit, au début du chapitre 6 des Actes, dans l’épisode dit de l’Institution des Sept . Étienne et Philippe sont les deux principaux personnages des trois chapitres suivants.  Il fait aussi partie des Septante disciples choisis par Jésus-Christ. Il été condamné à mort pour blasphème et est lapidé.

L’invention des reliques :

Les restes des martyrs Étienne et Laurent sont trouvés dans la basilique Saint-Laurent-hors-les-Murs à Rome. « Des hommes pieux ensevelirent Étienne et lui firent de belles funérailles » (Ac 8:2). 
Une tradition chrétienne du ve siècle évoque l’apparition de Gamaliel l’Ancien au prêtre Lucien, curé de Cafargamala (Kfar-Gamala, actuelle Beit Jamal) le vendredi 3 août 415, le rabbi indiquant où se trouvait sa relique qui aurait été alors retrouvée dans le même tombeau que celle de son fils Abibas, ainsi que Nicodème. Un vase de roses rouges à côté de la tête de saint Étienne permet d’identifier le corps du martyr32.
L’évêque Jean de Jérusalem fait alors procéder solennellement à la translation du corps du martyr à l’église du Mont-Sion de Jérusalem, le 26 décembre 415, jour anniversaire de la mort d’Étienne. L’évêque Juvénal, successeur de Jean, commence la construction à Jérusalem d’une basilique destinée à recueillir la dépouille de saint Étienne. Les travaux sont repris en 438 sous l’impulsion de l’impératrice Eudoxie (Eudocie), épouse de Théodose II. Les restes du martyr sont transférés dans la nouvelle basilique, qui ne sera d’ailleurs achevée que vingt ans plus tard, lors de la cérémonie de dédicace par saint Cyrille, patriarche d’Alexandrie, peut-être le 15 mai 439. L’actuelle basilique a été construite à l’emplacement de l’ancien ouvrage par les dominicains à la fin du xixe siècle.
Dès 416, des reliques du martyr sont emportées à Minorque et en Afrique (notamment à Hippone) par Paul Orose35. Une tradition médiévale évoque la translation des reliques du martyr à Rome par le pape Pélage II à la fin du vie siècle. Les restes de saint Étienne et de saint Laurent seraient enfermés dans une caisse de marbre, qu’entourent de fortes grilles de fer, dans la Confession sous le maître-autel de la basilique Saint-Laurent-hors-les-Murs.
La fête de l’Invention des reliques de saint Étienne, ou Saint-Étienne d’été, était célébrée le 3 août. Elle fut supprimée du calendrier romain par Jean XXIII.

 

Source : Wikipédia

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