Pintac : église St-Jean-Baptiste

Pintac est le plus petit village du Val d’Adour. Il est situé à côté de Tarasteix. Il compte 23 habitants.

Son église est vouée au Martyr de St-Jean-Baptiste.

Blason de Pintac

Le Martyr de St-Jean-Baptiste

Sources antiques
Il existe deux sources au sujet de la mort de Jean : le livre XVIII des Antiquités judaïques de Flavius Josèphe et les évangiles. Le personnage de Jean le Baptiste apparaît fortuitement dans un passage des Antiquités judaïques dont la plupart des historiens acceptent l’authenticité mais qui est à certains égards en contradiction avec les documents néotestamentaires. Cependant, sur le point précis des explications relatives à la mort du Baptiste, elles peuvent se compléter plutôt que se contredire.
La date de la mort de Jean le Baptiste n’est pas connue avec précision. Les seules sources sur son exécution par Hérode Antipas, sont les évangiles synoptiques, et les Antiquités judaïques de Flavius Josèphe. Elle est généralement placée un peu avant la crucifixion de Jésus, elle-même datée, d’après la chronologie que l’on peut déduire du Nouveau Testament, en 30 ou 33. Mais certains auteurs, sur la base du récit de Flavius Josèphe, la situent plus tardivement, vers 35, un peu avant la défaite d’Antipas contre Arétas IV, en 36. Cette datation conduit soit à repousser la crucifixion de Jésus en 36, à la fin de la préfecture de Ponce Pilate, soit à placer l’exécution du Baptiste après celle de Jésus.
Flavius Josephe
Le personnage de Jean le Baptiste intervient de manière anecdotique au XVIIIe livre des Antiquités judaïques, concernant l’infidélité conjugale d’Hérode Antipas et le conflit qu’il entretient avec le roi nabatéen Aretas IV de Pétra: la passion du tétrarque pour la femme de son frère l’a amené à abandonner la sienne, qui se trouve être la fille du roi nabatéen. Celui-ci, déjà en litige frontalier avec Antipas, prend prétexte de cet affront pour livrer bataille aux troupes de son voisin, qu’il met en déroute.
À la suite de l’explication du conflit, Josèphe rapporte que le peuple a vu dans la défaite d’Antipas une punition divine consécutive à l’exécution de Jean le Baptiste, « homme de bien » incitant les peuples à « pratiquer la vertu, à être justes les uns envers les autres et pieux envers Dieu », à une date non précisée.
Le récit de Josèphe rapporte une tradition à propos du Baptiste dont, qu’elle soit écrite ou orale, il a peut-être eu connaissance dans son enfance et qu’il intègre dans son récit du règne d’Antipas. Il est aussi possible qu’une source écrite sur laquelle il se soit fondé pour rédiger l’histoire politique du règne d’Antipas mentionne la mort de Jean. Dans son texte, c’est surtout une révolte suscitée par un homme charismatique et populaire qu’Antipas semble craindre. Quoi qu’il en soit, Josèphe propose l’épisode à sa façon, d’un point de vue qui insiste sur le fait que la violation des lois divines conduit inévitablement au châtiment; mais l’auteur ne mentionne pas la critique du mariage du tétrarque comme raison de l’exécution.

Nouveau Testament
La mort de Jean le Baptiste est mentionnée dans les trois évangiles synoptiques et dans l’évangile de Jean.
Son exécution est imputée au tétrarque « roi Hérode » par l’évangile selon Marc et au « tétrarque » Hérode selon Matthieu (14:1) et selon Luc (3:19), ces deux derniers suivant l’appellation de Josèphe.

Célébration du Martyr
La plupart des Églises orthodoxes ainsi que l’Église grecque-catholique ruthène célèbrent cette fête le 29 août du calendrier julien, ce qui correspond au 11 septembre dans le calendrier grégorien. Un jeûne strict est observé toute la journée. L’Église apostolique arménienne la commémore le samedi de la semaine de Pâques.

Source : Wikipédia

La Décollation de saint Jean-Baptiste, Le Caravage, c. 1608, co-cathédrale Saint-Jean de La Valette.

Tableau du Caravage (1608) Cathédrale de La valette (Malte)

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