Camalès : église Ste-Eulalie

La  commune

388 habitants (2016)

Camalès, proche de Vic-Bigorre,  est au carrefour de routes menant à de nombreux villages (Bazillac, Tostat, Marsac, Pujo…). Au Moyen-Age déjà, la route principale de Tarbes à Maubourguet passait par Camalès (sensiblement l’actuelle route Camales-Artagnan) où se situait un octroi au lieu-dit –  pour cette raison –  ferme du Guillet. Un passage à gué traversait l’Adour (lieu-dit Bout-du-Pont) menant vers le hameau de Silhac près de Bazillac. Un important réseau hydraulique (dont l’actuel canal de Camalès) permettait outre d’irriguer, de nombreuses activités : moulin (existant), scieries etc… Le territoire comportait de nombreux noyers ,comme en atteste le blason de la commune.

Le village est structuré  en deux parties : une à l’est autour de l’église et l’autre à l’ouest autour du château. Celui-ci date du début du XVIIe siècle, remanié au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Il porte le souvenir d’une famille de Terride dont l’un des membres fut envoyé en Bigorre par Charles IX afin d’y restaurer la foi catholique. On y accède au nord, par une majestueuse allée plantée de marronnier séculaires (classement ISMH du 03/03/1999).

Blason

L’église Sainte-Eulalie

L’église pour la partie la plus ancienne date du XIVe siècle. De son clocher-mur initial, il ne reste que quelques éléments à l’ouest. Martyrisée lors des Guerres de Religion au XVIe siècle, elle a bien changé d’allure. Depuis une reprise en style baroque au XVIIè et XVIIIè siècle, elle a hérité d’un clocher parallélépipédique coiffé d’une magnifique coiffure en bulbe. Ce clocher-donjon a longtemps abrité la « maison commune » (mairie et école). A l’intérieur, les trois retables baroques classés des frères Ferrere ont été restaurés à la fin du XXe siècle. On y trouve aussi , une fresque représente un moine barbu tenant une croix gothique

La sainte

Fête le : 24 août

Citée par saint Augustin, nous n’avons d’elle qu’un hymne de l’écrivain Prudence qui chante son supplice en des termes légendaires. Elle eut pour compagne de martyre, sainte Julie de Merida. Elle avait treize ans quand elle fut condamnée à mourir brûlée sur un bûcher, ce qui en fait une des martyres les plus vénérées de la tradition espagnole.
A Ravenne, dès le milieu du VIe siècle, dans une procession céleste des mosaïques de l’église Saint-Apollinaire-le-Neuf, apparaît une Eulalie parmi les vierges.  L’hymne latin de Prudence n’est pas le seul texte que l’on ait sur Sainte-Eulalie. Saint Augustin, Fortunat (évêque de Poitiers), Grégoire de Tours la citent… et surtout l’auteur de la fameuse « Cantilène » ou « Séquence de Sainte Eulalie », 29 vers écrits en langue romane vers 881 et qui constitue le premier texte de la poésie française… Ce qui fait de ce texte, hors son caractère hagiographique, un texte de très haute importance historique, linguistique, littéraire et musicologique.
Pour ce qui est de l’Eulalie de Barcelone, rien ne nous incite à la différencier de la première (notez que ces deux martyres datent de la même année!) De même: dans la « Séquence », il est dit qu’Eulalie est présentée à Maximilien, ce qui situerait la scène en Italie…
Autant de variantes et de légendes différentes sur le même personnage!
« La Cantilène de sainte Eulalie raconte comment, au cours de la persécution des Chrétiens ordonnée dans tout l’empire romain par Dioclétien, une jeune fille de treize ans appartenant à une riche famille de Mérida refusa de renier sa foi. C’était aller au-devant du martyre qu’Eulalie subit avec un courage exemplaire.  Au moment où Eulalie expira, on vit une colombe blanche sortir de la bouche de celle-ci et s’élever vers le ciel. C’est par cette image, suivie d’une prière, que s’achève le texte de la Cantilène. » (cantilène de sainte Eulalie et sa transcription – Bibliothèque de Valenciennes)

Source : Martyrologe romain – Nominis

 

 

 

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